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MON TOP 8 ALBUMS






1. Back In Black : AC/DC (1980)


Sans conteste le meilleur album Hard Rock qui puisse exister. A la première écoute de cet album, on sent le groupe à son sommet. Brian s’approprie le rôle de chanteur frontman dès le début en marchant dans les pas du mort, les frères, conscients de l’effort à accomplir tressent des riffs acérés mêlant solo et rythmique à ne plus savoir qui joue quoi.

Chaque chanson mérite d'être vu dans le détail, alors dans l'ordre: Hell's Bells, quel début! pour ce qui se révèlera un album épatant, c'est du rock pur et dur, un véritable hommage à Bon Scott. Shoot To Thrill, tout est simple dans cette compo, du AC/DC du début à la fin; ce titre décoiffe méchamment!! What Do You Do For Money Honey, Givin' the Dog a Bone et Let Me Put My Love Into You, sont les chansons portées sur le sexe, et quelle finesse dans les paroles!!! Des morceaux brut de décoffrage, avec la voix de Brian à son apogée, rauque et percutante, un délice. Arrive ensuite Back In Black, avec son riff mémorable, que dire de plus à part que c'est le morceau représentant à la perfection la fureur du groupe.

You Shook Me All Night Long, le titre le plus commercial de l'album, il a plus des résonnances pop que rock, mais reste l'un des morceaux d'AC/DC les plus joués en live et a contribué à la popularité des Boys, puisque le single a été propulsé en tête des Hit-Parade dans plusieurs pays. Have a Drink On Me, pour moi le meilleur morceau d'AC/DC, tant dans le rythme, le riff et les paroles, "Boit un Coup à ma santé", un hommage secret à Bon Scott, à prendre au second degré, quand on sait que Bon est mort d'une overdose d'alcool! Bon aurait adoré cet hymne! Shake a Leg, on continu dans le gros son bien mordant, pour la plupart des groupes ce morceau serait un chef d'oeuvre, mais dans Back In Black, il fait office de chanson de remplissage, je rêverais que toute les chansons de remplissage est la trempe de Shake a Leg!

Et enfin, et oui c'est malheureusement terminé, les bonnes choses ont toujours une fin, et ici, une superbe fin, Rock'n'Roll Ain't Noise Pollution cloture un album d'exception d'un groupe exceptionnel, un titre simple et ravageur, qui résume la puissance des Boys. Avec Back In Black, il est sur que le Rock ne sera jamais une pollution sonore!





2. Heaven & Hell - Black Sabbath (1980)


1980 résonnera comme la plus belle année pour les crues du Hard : SAXON (Wheels of Steel et Strong Arm of the Law), Van Halen(Women and Children First), Ozzy Osbourne (Blizzard of Ozz'), et les 2 plus grands monuments du Hard, Back In Black d'AC/DC et Heaven & Hell de BLACK SABBATH.

Janvier 1979 : Ozzy s'est fait la malle et les 3 autres réfléchissent à l'orientation de la carrière du groupe, conscients qu'une page est tournée. C'est aussi l'heure du bilan. Certes, les autres premiers dinosaures du hard sont en piteux état : LED ZEPPELIN n'est plus aussi " hard " et John Bonham disparaîtra quelques mois plus tard, DEEP PURPLE n'existe plus et a engendré des combos pourtant renommés, WHITESNAKE, RAINBOW …
Et c'est là que le père Iommi pense à l'opportunité d'engager l'ex-frontman du groupe de Blackmore, actuellement en congés, Ronnie James Dio. Dio accepte et se joint à la troupe : un nouveau BLACK SABBATH est né.

Certes, avoir Dio compensera peut-être Ozzy, mais ce n'est pas tout : les nouvelles compositions devront se révéler percutantes pour faire face au projet d'Ozzy. Et puis, il y a la New Wave Of British Heavy Metal qui commence à faire beaucoup d'adeptes, et tous ces jeunes loups aux dents bien longues (IRON MAIDEN, SAXON, DEF LEPPARD, DIAMOND HEAD …) ne demandent qu'à ravir la place qu'occupait BLACK SABBATH dans le cœur des fans de décibels. Il s'agit de réagir ! Avec " Heaven & Hell ", le groupe réalise un coup de maître.
Basta les expérimentations de la décennie précédente, retour au metal. Et BLACK SABBATH de réaliser un album puissant et étonnement moderne ! Les chansons sont entraînantes et facilement mémorisables. La voix de Dio est magnifique ("Lonely Is The World") et calque bien avec l'esprit du groupe. La guitare de Tony Iommi est remise en avant comme au bon vieux temps. Réécoutez " Never Say Die " juste auparavant et vous vous rendrez compte que c'est tout bonnement un nouveau groupe qui vient de naître là.

C'est le retour des grands hymnes ("Neon Knight", "Children Of The Sea", "Heaven And Hell" et "Die Young"). BLACK SABBATH avait ouvert la décennie précédente avec un chef d'œuvre, il commence les années 80 de la même manière, pile-poil 10 ans après.
Un joyau qui se déguste du début à la fin ! Le plus gros pavé jeté dans la mare du Hard Rock.






3. Get Your Wings : Aerosmith (1974)

Pochette sombre, un logo qui commence a prendre forme, Get Your Wings sort un an après une première tentative mise à sac par la critique. Tenté de gommer une fois pour toutes tout rapprochement avec les Rolling Stones et décidé à se trouver une identité sonore caractéristique, Aerosmith s’adjoint les services du producteur Jack Douglas. Association à effet immédiat, l’album baigne dans une atmosphère qui fera signature sur bon nombre d’albums à venir. Si le son de l’Aero semble se mettre en place, il en va de même au niveau des compositions qui, tout en s’inscrivant pour certaines dans un registre vaporeux, font montre d’une diversité et d’un feeling peu commun.

Album en transit entre climats planants sur "Seasons Of Wither" et chorus électriques sur "Same Old Song And Dance", ce disque a pour atout de cumuler les ambiances. Prenant le risque de mélanger morceau expérimental et fulgurance métallique, le groupe de Boston surprend, parvient à nous tenir en haleine en tempérant son rock d’instants suspendus qui, aujourd’hui encore, gardent toute leur efficacité rare. Arpèges acoustiques, cuivres, c’est un Aerosmith plus mature qui s’essaye à construire le ciment d’un rock qui bientôt mettra tout son monde d’accord. A noter, l’excellente reprise du "Train Kept a Rollin'" des Yardbirds pour ceux qui douteraient encore de la capacité de l’Aero en concert.
Mis en lumière par une production sans faille, si les morceaux tapent pratiquement tous dans le mille, en démontre l'excellent "Woman Of The World", c’est surtout grâce à une section rythmique parfaitement équilibrée. Soutiens d’un Brad Whitford arc-bouté sur ses riffs, Tom Hamilton et Joey Kramer méritent dès maintenant que leur soient accordés toutes les parts de crédit leur revenant sur les succès à venir. Jamais en reste, les futurs Toxics Twins sont également de la parade. Steven Tyler évolue à présent dans un registre vocal dont les feulements font miracle sur chaque titre, notamment sur "Lord of The Thighs", tandis que Joe Perry commence à prendre son rôle de guitar héros de plus en plus au sérieux.

Avec le changement de cap orchestré par ce Get Your Wings, Aerosmith vient de jeter les bases de ce qui fera sa réussite. Alors que la tentation aurait été grande d’ouvrir la boite de Pandore après ce second volume, c’est en collaborant de manière plus réfléchie que les Lords of the Thighs vont dorénavant orienter leur hard rock. Comme chacun s’en doute, cette option portera ses fruits très prochainement par le biais d’une offensive de jouets hors série qui, aujourd’hui encore, témoigne d’une certaine vision d’un hard américain libéré de ses références. Toutefois, en attendant que l’Aero nous impose la meilleure façon de marcher, goûtons encore à ce train de nuit.






4. Ozzy Osbourne : Blizzard of Ozz(1980)


Lorsqu’en 1978 Ozzy Osbourne est viré de Black Sabbath, on donne peu cher de sa peau, on a du mal à l’imaginer capable de revenir en force en solo, de plus la conjoncture heavy-metal est alors plus favorable aux timbres puissants et vibrants qu’au chant nasillard et parfois même faux d’Ozzy. Tout le monde garde en tête le chanteur bouffi de la fin des années 70, alcoolique, drogué et complètement grillé.

La découverte de la perle rare, Randy Rhoads, guitariste de Quiet Riot est pour beaucoup au retour d'Ozzy. Véritable virtuose, fusion de Tony Iommi et d’Eddie Van Halen (la lourdeur métallique du premier, l’énergie et le toucher du second). Les deux albums studio et le live qui sortiront de la collaboration Ozzy/Randy sont considérés par les puristes comme la meilleure (voire la seule bonne) chose que le Madman ait faite en solo.
Blizzard Of Ozz est souvent vu comme le meilleur album d’Ozzy et en effet il s’agit d’un très bon album. Une atmosphère magique, démoniaque même règne sur ce disque, et on se prend à penser au BLACK SABBATH des débuts, avec un jeu de guitare à la fois lourd mais plus fluide et plus subtil.

Qui n'a jamais eu de frissons en écoutant ces pièces immortelles que sont le sulfureux "Suicide Solution", l'inquiétant "Mister Crowley" ? Qui ne s'est jamais fendu d'un petit headbanging sur le classique du métal qu'est "Crazy Train"? Qui n'a jamais été ému par le petit instrumental "Dee" que Randy Rhoads a composé pour sa mère ?
Osbourne n’a pas digéré son éviction et cela se sent, « Goodbye To Romance », ballade mièvrasse, qui, malgré son nom qui fleure bon les petits cœurs traite des sentiments du Madman lors de son renvoi. « Mister Crowley » voit Oz tenter de re-capturer le coté occulte et médiéval du Sab’, semi réussite pour un titre aux riffs et solos inspirés mais qui pêche par la naïveté de ses paroles.
On notera que le guitariste est particulièrement mis en valeur sur cet album. Soutenu par la rythmique imposante des vétérans Bob Daisley (ex-RAINBOW) et Lee Kerslake (ex-URIAH HEEP), accompagnant la voix nazillarde mais si caractéristique du Prince of Darkness, il nous délivre de superbes envolées de guitares (la dernière partie de "Mister Crowley") avec des teintes classisantes très bien pensées. et des partie plus incisives et plus heavy (le riff de "Suicide Solution" est imparable), n guitariste non seulement technique mais qui sait faire passer des émotions

Un bon album de pop metal qui vaut définitivement qu’on y jette une oreille, ne serais-ce que pour l’intérêt historique et la présence de Rhoads. Ozzy a tiré la bonne carte, c'est sûr ! Premier coup de maître pour l'ex-frontman de SABBATH, et frissons garantis tout au long de cet album à (re)découvrir.
Indispensable, inépuisable, inusable...





5. Dio - Holy Diver (1983)


Nous sommes au début des années 80 et Ronnie James Dio, le lutin à la voix d’or, à déjà un long passé discographique derrière lui. Le chanteur fait déjà figure de vétéran par rapport à toute la jeune garde du heavy metal qui a décidément les dents bien longues au début de cette décennie. Mais le farfadet n’a jamais pu voler de ses propres ailes : au sein de RAINBOW, il faisait ce que Ritchie Blackmore voulait de lui, Dio, ne souhaitant pas s’engager dans la voix plus FM abordé par l’arc en ciel, a finit par claqué la porte. Avec BLACK SABBATH il a trouvé un terreau musical qui correspondait plus à ses attentes. Il enregistra deux albums (dont le superbe Heaven&Hell) et un live. Son groupe s’appellera sobrement DIO (qui signifie « Dieu », je le rappelle !).

Tout comme Ozzy Osbourne, Dio a su s’entourer des bonnes personnes pour réaliser son premier album, Holy Diver en 1983. Reste la question cruciale : le guitariste ! Habitué à jouer avec de très grands maîtres de la six-cordes, Dio ne pouvait pas se planter ! Il embaucha alors un quasi-inconnu à l’époque : Vivian Campbell, le choix s’avéra payant, Campbell ayant tout du guitare héro rêvé ! Son absence de véritable passé artistique (il a juste enregistré quelques démos avec le groupe SWEET SAVAGE) l’empêche d’avoir un ego surdimensionné pouvant occasionner des tensions avec le chanteur.

Holy Diver est un album entre deux mondes. Dio était alors très marqué par son expérience au sein de RAINBOW et BLACK SABBATH, cela se ressent fortement sur ce premier album. Mais à côté de ça, on sent une volonté évidente du farfadet à vouloir conquérir le cœur des jeunes fans de Heavy metal, ceux qui headbanguent en écoutant les derniers albums d’IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST. Ce n’est donc pas un hasard si le morceau d’ouverture, « Stand up and shout » le bien nommé, est aussi rageur, speed et agressif ! Bref, Dio signe là le morceau le plus violent de sa carrière et se mets d’ores et déjà dans la poche un public plus jeune, pas forcément très réceptif au hard « intelligent » de RAINBOW. Dès le second morceau, le title track « Holy diver », les influences Sabbathiennes refont surface. Ce long morceau se base sur une rythmique très lourde et appuyée, une sorte de rouleau compresseur à la Tony Iommi. Ce morceau met surtout en valeur la voix du chanteur, on ne peut pas dire ici que Campbell nous balance le riff qui tue, tout cela reste inférieur à ce que proposait le SAB’ récemment.

L’album contient des classiques imparables. Le plus connu étant le tubesque « Rainbow in the dark » avec ses fameux claviers très en avant et l’excellent riff de guitare. Mais la perle de l’album est sans aucun doute le magnifique « Don’t talk to strangers », on sent que Dio a voulu faire son propre « Die young » et on peut dire qu’il y est plutôt parvenu. Le début commence donc comme une ballade très belle avant une accélération très puissante, le morceau devient véloce et terriblement incisif, l’effet est ravageur ! Sans aucun doute le meilleur morceau de l’album.

C’est également au niveau du son que cet album semble être entre deux mondes. Il n’y a pas ici de second guitariste, pas de mur de guitare donc, la basse est beaucoup plus mise en avant ce qui donne un son épais, proche des dernières réalisations de BLACK SABBATH. DIO conserve donc une certaine tradition 70’s, mais la puissance émanant des instruments contentera largement n’importe quel fan de Heavy 80’s. La musique reste globalement Heavy, même si sur des titres comme «Gypsy » ou « Caught in the middle » on sent que le hard rock des 70’s est vraiment très proche, l’influence RAINBOW sans doute.

Holy diver est un coup de maître pour DIO, un indispensable du heavy 80's (et donc du metal tout court), un album qui semblait auguré du meilleur pour la suite. Ce qui fut d’ailleurs confirmé par le formidable "The last in line".






6. In Trance : Scorpions (1975)


Après deux albums ayant recueilli un très bon succès d'estime, le groupe s'apprête à lancer sur le marché son troisième album. C'est également avec cet album, que débutera la collaboration avec leur producteur fétiche, Dieter Diercks, celui qui sera de la partie pour BLACKOUT ou STILL LOVING YOU. Ce dernier va notamment les aider à mettre au point un son qui va les distinguer de leurs concurrents. Autre coup d'accélérateur pour le groupe, la tournée européenne en premiere partie de UFO, le groupe de Michael Schenker, qui va les aider à se faire un nom sur le vieux continent.

Concernant l'album en lui-même, il reste pour beaucoup comme le classique 70's studio du groupe, avec ses morceaux d'une qualité incroyable : l'hypnotique (et c'est peu dire) "robot man", ses ballades sublimes "life's like a river", "living and dying" toujours avec la patte Uli Jon Roth (comprenez solos pleins de feeling). La chanson-titre de l'album, avec ses couplets à la guitare claire et son refrain à la guitare rythmique saturée, peut être à ce titre considérée comme l'une des premières power-ballades, style repris par de nombreux groupes depuis! Uli Roth, qui participe à la compositions de quelques titres sur "in Trance", chante sur deux morceaux, l'énervé "dark Lady", et le très bluesy "Sun in my hand". Et "Evening Winds" caractérise parfaitement l'esprit Scorpions des 70's, la voix aérienne de Klaus et le jeu psyché-rock de Uli. L'album se termine par un sublime instrumental "Night lights".





7. W.A.S.P : W.A.S.P (1984)


En 1984, un an après le "Shout at the devil" de MÖTLEY CRÜE, on a eu droit au "Stay Hungry" de TWISTED SISTER et au premier WASP... Mais sacré nom de dieu pourquoi ne suis-je pas né plus tôt ? C'était la grande époque du glam'. Mais attention, le glam' méchant, le glam' crado, le glam' qui tâche. Le glam' qui a tellement fait grimper aux rideaux les associations de parents réactionnaires états-uniennes (PMRP...). C'était un sacré bordel à l'époque, autant dire qu'aujourd'hui tout ce monde-la s'est sacrément calmé.

WASP c'était vraiment pas de la blague. Méme si Blackie Lawless n'est pas allé jusqu'à être contraint de se justifier devant le Sénat américain comme cela a été le cas pour Dee Snider, nombreux sont ceux qui ont cherché à avoir sa peau. Compositeur sans égal pour une voix hors normes, Lawless semble avoir décidé dès le départ de littéralement tout faire péter. Et bien qu'aujourd'hui le son de ce premier album éponyme puisse paraître minimaliste et son niveau technique désuet, ça devait sacrément chier dans les chaumières à l'époque.

A l'échelle du glam' cela reste quand même sacrément couillu. Outre l'inimitable voix haut perchée, éraillée et hargneuse du sir Blackie les guitares sont sans concessions et la batterie tambourine tout ce qu'elle peut. C'est basique, certes, mais foutredieu c'est tellement, tellement bon. Comment pourrait-on résister au charme des refrains de "I wanna be somebody" ou "Love machine" ? C'est tout bonnement renversant, c'est enregistré après une écoute seulement, ça fait headbanger dans tous les sens et ça entraîne à terme une dépendance limite vicieuse. Le pied quoi. Égérie d'un glam' jusqu'au boutiste bien résolu à chier sur les conventions, WASP est depuis passé à la postérité. Des lyrics crûs penchées sexe, voir gores, une voix caractéristique, des rythmiques soutenues, des soli certes courts mais d'une efficacité à toutes épreuves, et le principal pour tout bon album : d'inoubliables mélodies. Et la remasterisation de l'album (1994) contient l'énorme titre "Animal (Fuck Like a Beast)".

Dans son sillage se pointa le premier vrai show rock gore (exit le petit trublion Alice Cooper de l'histoire) petits bouts de femmes éventrées, morceaux de barbaques jetés dans la foule, j'en passe et des meilleurs. Malheureusement, c'est à cause de cette surenchère systématique (tellement Grandiloquent que cela en est plus drôle et admirable que gore et glauque) que l'ingratitude de la presse leur est tombée dessus. Jusqu'à ce que "The Headless Children" & "The Crimson Idol" sortent...




8. Dr Feelgood : Mötley Crüe (1989)


Le CRUE a débarqué dans un tonnerre de saturations infernales. Les guitares sont remontées à bloc, comme pour menacer tous ceux qui ont conspué le groupe pour sa légèreté. Avec « Dr Feelgood », ils montrent les crocs.
L’espace d’un album, l’un des groupes les plus surestimés, vont prouver à tous qu’ils en ont dans le ventre, que leurs succès n’est pas du qu'à leur Look totalement déjantés. Au delà des fanfaronades, il y a le contenu qui nous ferait presque oublier les frasques du groupe et les blonde à forte poitrine du dernier opus Girls, Girls, Girls.
Les titres tuent, se suivent, s’accumulent et s’enchaînent naturellement à un rythme d’enfer. MOTLEY a réussi à décliner son Hard US teinté Heavy à toutes les sauces. Sans fausse note. La production puissante – « tape à l’oeil » mais impeccable de Bob Rock himself – a su faire rejaillir le coté « énergique » des riffs et l’implacable évidence des refrains. La puissance factice qui s’en dégage fait de « Dr Feelgood » un album sans précédent dans la disco du groupe.

Alors Vince NEIL s’époumone, séduit et bondit d’un bout à l’autre de l’album. Dr Feelgood s’installe dans une démesure baroque – qui se prendrait pour un chef d’oeuvre à la gloire d’un Heavy Metal qui secoue les puces. Nul besoin de forcer le trait, le gras du riff suffit à lancer chaque titre sur les rails (de coke) d’un Heavy burné pour retomber quelques minutes à peine sur un Hard Rock aussi entraînant qu’un rodéo graveleux (Kickstart my Heart).
Dr Feelgood puise son énergie dans ses vicissitudes. Le groupe aime le cul, leur musique est donc intrinsèquement salace. Des paroles explicites aux clips vulgaires, MOTLEY est inconvenant et se dandine dans une Amérique puritaine. Bienvenue dans le monde de MOTLEY CRUE, un monde où les gonzesses sont faciles ou si facilement « tombables » qu’un bête Slow (« Without You ») suffit pour tirer sa crampe. C’est de cette ambivalence, que MOTLEY pêche faisant retomber à trois reprises (Without you, Don’t go away mad, Time for Change) le rythme fou que le groupe s’était imposé d’entrée de jeu. L’album hésite quelque peu – coincé dans une faille spatio-temporelle – sa fesse gauche bien calée sur un Hard Rock tonitruand et l’autre fesse s’appuyant sur un Heavy « light » mais énergique.

Ce MOTLEY est un de leur meilleur CRUE (désolé).
Le groupe le doit principalement à Bob ROCK qui a donné un sacré coup de fouet au « son », hisssant MOTLEY encore plus haut et transformant les titres intrinsèquement moyens de l’album en de petites bombes bien huilées, donnant à ce « Dr Feelgood » des contours de chef d’oeuvre en plastique.





Extension à un TOP 20 :


9. Powerage : AC/DC (1978)

Powerage, ou l'album le plus sous-estimé d'AC/DC. Cela vient surement de sa place chronologique, coincé entre le brûlot que constitue Let There Be Rock, et le succès commercial interplanétaire qu'est Highway To Hell. Mais pourtant, Powerage, représente pour moi l'album symbolique d'AC/DC, moins électrique que son prédécesseur mais imbibé de touches Bluesy, cet album est tout en retenu et d'une homogénéité incroyable (que l'on retrouvera dans Flick of The Switch). A l'écoute de cet album, on imagine le groupe en train de jouer dans un p'tit club à l'ambiance enfumée, déroulant la puissance subtile qu'incarne cet album. Rock'n'Roll Damnation met le feu aux poudres, avant d'enchainer sur un titre moins direct, mais avec une incroyable force : Down Payment Blues.
Et des pépites de ce genre (Gone Shootin, Gimme a Bullet), l'album en regorge, et on n'en retrouvera plus de ce genre dans la discographie, à part, peut-être Night Prowler. Bien sur, un album d'AC/DC n'en serait pas si il n'y avait pas de titres qui t'attaquent directe à la tronche et te fait taper terriblement du pied : Sin City, Riff Raff, et l'incroyable Up To My Neck In You.

   

10. 2112 : Rush (1976)

11. Lost Highway : Bon Jovi (2007)

12. Battle Hymns : Manowar (1982)

13. Billion Dollar Babies : Alice Cooper (1973)

14. L.A Guns : L.A Guns (1988)

15. The Rime of The Ancient Mariner : Iron Maiden (1984)

16. Blackout : The Scorpions (1982)

17. Magic : Bruce Springsteen (2007)

18. You Can't Stop Rock'n'Roll : Twisted Sister (1983)

19. Van Halen : Van Halen (1978)

20. Ride the Lightning : Metallica (1984)